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Le Grand Jeu de la Chanson Mystère N°2

Bon alors, c’est bien pour me faire pardonner, parce que le N°1 était tellement difficile que seule Florence a trouvé, d’ailleurs seule Florence a essayé c’est peut-être pour ça… Mais ne comptez pas sur moi pour ne faire que des grands jeux de la chanson mystère : C’est un blog sérieux, ici, non mais !

Cette fois-ci, pas de charade.
Pour faire plus simple, je vous donne la réponse, ça vous va ?

Ou, pour faire plus clair, je vous donne un morceau des paroles, et vous retrouvez le titre.

Allez, on essaye :
« Savoir comment tout vider ces verres qui tuaient mon foie à coup de vodkas, liqueurs et primeurs… »

S’il vous plaît, faites semblant de chercher un peu quand même comme si c’était difficile, afin de me laisser le temps de rédiger la réponse…

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Publié par le 9 mai 2011 dans Tagada-Tsoin-Tsoin

 

Le GJ2LCM N°1 : La solution.

1792 et des poussières.
Le Baron Gassier-Côtes de Provence est désespéré.

Non point tant par la situation politique parisienne, qui aurait pu l’amener à penser que ça allait bientôt chauffer pour sa particule, que par les affres toutes paternelles dans lesquelles le plongeait son dernier rejeton en date, le petit Roger.

Cet adolescent en effet, au lieu de s’enthousiasmer pour les choses de la guerre auxquelles le prédestinait son rang, ou les plaisirs bachiques qui auraient pu l’amener à reprendre à son compte l’exploitation viticole de papa, dilapidait son temps en d’oiseuses occupations à prétexte musicalisant.

C’est que Roger s’imaginait poète, et se rêvait compositeur Austro-Hongrois. Dans ses folles élucubrations, il se voyait déjà en haut de l’affiche : Son idole Wolfgang, dont il appréciait tant la fin du premier mouvement allegro maestoso du concerto pour piano et orchestre n°25 , venant tout juste de casser sa pipe sur des côtes de porc pas assez cuites, le petit Roger s’était mis dans le crane de reprendre le flambeau du tagada-tsoin-tsoin et d’aller le porter par delà l’Atlantique jusqu’aux Zétazunis récemment indépendantifiés où il comptait bien symphoniser neuvièmement des pluies de cordes et cuirasses de cuivres pour la gloire propagandeuse du Nouveau Monde et de son industrie cinématographique encore à naitre.

Mais en ces temps troublés, les formations par alternance de compositeur Austro-Hongrois se faisaient rares, d’autant que les relations diplomatiques Gallo-Ostrogothes s’étaient quelque peu rafraichies. Roger dut donc modérer un brin ses ambitions, et se retrouva par l’entremise paternelle directement enrôlé dans une fanfare militaire sise à Strasbourg (c’est-à-dire ce qui se faisait de plus Austro-Hongrois parmi les zones encore fréquentables de l’Europe.)

Il y prit ses quartiers le 21 Avril, soit le lendemain de la déclaration de guerre entre la France et l’Autriche et 210 ans jour pour jour avant la mort des vagues espoirs démocratiques qui en étaient plus ou moins à l’origine.

Dépité devant la quasi-gémellité tragique de ces deux non-évènements, Roger décida de se réchauffer le moral aux degrés des alcools locaux. Errant dans les ruelles strasbourgeoises, cahotant de bierstub en winstub, il transmuait en inspiration ce que son sang transpirait d’éthanol, tricotant d’aléatoires mélopées toutes emparolées d’incohérentes glossolalies, traduisant à la Google les bribes d’alsacien qui s’échouaient aux vestibules postérieurs de ses oreilles internes et embrumées.

Sentant qu’il en tenait à la fois son chef-d’œuvre et une bonne, il l’alla chanter par moutons et par veaux, cumulant bide sur bide pendant des jours et des nuits face à l’incompréhension de ses temporains.

Seul un officier ch’ti, qui quoique Capitaine n’était pas dépourvu de génie, sut au troisième jour reconnaitre dans cet enchevêtrement de mots et de notes les prémisses des plus troublants cadavres exquis surréalistes. Pressentant ce que cette démarche pouvait avoir de révolutionnaire, il pépédéatisa la chanson de Roger en moins de temps qu’il n’en faut à un Alsacien pour dire « Hopla ».

Le Capitaine Rouget de Lisle, hélas atteint de dyslexie, ne popularisa toutefois qu’une version fort approximative de l’œuvre originale, s’en attribuant un mérite qui ne lui revenait pas et plongeant ainsi le soldat deuxième classe Roger de Provence dans le pinard et l’oubli d’où il ne devait plus jamais sortir.

Cette mystification fut définitivement érigée en vérité officielle pour de basses raisons de droits d’auteur par l’adoption en 2003 d’un amendement à la loi dite LOPSI (un seul P à l’époque, mais déjà une usine à gaz) qui, au mépris de la rigueur historique, condamne quiconque s’aviserait de remettre en cause la version mensongère et martiale répandue par la propagande patriotique jusque dans nos écoles (Loi Fillon de Mars 2005) à 6 mois d’emprisonnement et à 7500 euros d’amende.

Soyez donc bien conscient, vous qui vous apprêtez à cliquer sur la solution avec votre gros doigt insouciant et débonnaire, du risque que votre geste anodin me fait encourir. Risque que j’assume et revendique, non pas pour de vagues motifs goguenardesques ou dérisiogènes, encore moins pour des raisons d’indignation politique à la mode, mais pour la seule gloire de l’Histoire, catin vendue à l’orthodoxie dominante et dont les viols répétés n’ont pas toujours mis au monde les beaux enfants revendiqués par Dumas.(Alexandre, pas Roger)

Et puis je vous fais confiance, vous viendrez m’apporter des clémentines – parait que les oranges on n’a pas droit, et de toute façon je préfère la clémentine (qui me va au teint) à l’orange démodée.
En cliquant ici, vous reconnaissez être complice de ce délit.(Ça fout les boules, hein, dit comme ça, non ?)

Oh, ça va… pas la peine de flipper : on est en France, le pays des droits de l’homme, après tout ?

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Publié par le 27 avril 2011 dans Tagada-Tsoin-Tsoin

 

Le Grand Jeu de la Chanson Mystère N°1

C’est une charade.

Derrière, il y a les paroles d’une chanson.

C’est un Mystère.

D’où le titre.

Faut la trouver.

La chanson.

Ben oui, c’est un jeu. C’est écrit. Faut lire, aussi !

La solution dans un prochain article, quand j’aurai trouvé le moyen de vous mettre du son ici sans payer les yeux de ma tête. En attendant, vous pouvez toujours proposer vos réponses.

Mon premier est la couleur de la robe d’un cheval.

Mon second est une atmosphère pourrissante.

Mon troisième est une cancerette light périmée.

Mon quatrième est l’état de mes poumons après avoir fumé mon troisième.

Mon cinquième est un pastis mortel.

Mon sixième est un déluge de câlins en Israël.

Mon septième est la répétition de mon sixième (Ben oui, dans les chansons, des fois, les auteurs ne se foulent pas trop…)

Mon huitième est un diable très croyant.

Mon neuvième est la concubine du huitième.

Mon dixième est une coopérative de paysans et de bucherons du coté de Chişinău.

Mon onzième est un troupeau de méchants carnivores adeptes du matriarcat.

Mon douzième a sauvé des Juifs depuis une bâtisse islamique de Grenade.

Mon treizième est une débauche noire dans l’arrière cuisine.

Mon quatorzième est le fils de Caïn, vêtu d’une jupette ethnique.

Mon quinzième est un compositeur autrichien.

Mon seizième est le sauveur promis dans l’Iliade.

Mon dix-septième est le dieu du sommeil.

Mon dix-huitième est un vêtement féminin surréaliste.

Mon dix-neuvième vend des cadavres pas encore refroidis.

Mon vingtième est un joyeux dragon asiatique.

Mon dernier est un bon petit marin.

Mon tout est à la fois douce au toucher et acre au gout.

Bonne chance !

 
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Publié par le 25 avril 2011 dans Tagada-Tsoin-Tsoin

 

Salut Monde

À tous ceux qui ont raté les épisodes précédents, il conviendra de rappeler qu’il n’y en avait pas.

Ceci est un début, donc.

S’agit pas de sa planter, pour un début : Le stress, l’angoisse, la peur de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur, de décevoir…

En même temps, vu que personne n’est au courant de l’existence de ce blog, ça relativise un peu le niveau d’exigence des masses exigeantes.

Puis si un éventuel quidam, égaré au hasard de ses pérégrinations internautiques, en venait à s’échouer sur le rivage incertain de ma prose, rien ne l’obligerait, au cas fort improbable où mes élucubrations n’auraient fait naitre en sa raison aucun écho résonnant, à m’en signaler l’indélicate superfluité. Et de s’en aller cliquer plus loin, ajoutant à l’éventualité quidamesque la discrétion louable de sa gracieuse invisibilité. (C’est la foire aux adjectifs, profitez-en !)

Bon, allez, faut se lancer là…

Oui mais, vous êtes marrants, vous (Si si, vous êtes marrants, ne niez pas ! Sinon vous auriez déjà cessé de lire depuis la première ligne), pour un début, il faudrait déjà trouver une première phrase. Parce que si je commençais par la seconde, ça ne ferait pas sérieux.

C’est important, une première phrase : Dans combien de livres avons-nous égaré nos heures perdues, accroché nos mirettes aux miroirs encrés de mots agglutinés, déroulé les pages comme phylactères interminables de prières incongrues, au seul motif d’une première phrase aguicheuse dont le verbe enjôleur, la syntaxe ferme et la verve enflammée nous avaient fait monter le tortueux escalier du désir, l’esprit tout émoustillé aux promesses d’extases lettreuses à venir, alors que bon…

Ceci dit, la première phrase ne fait pas tout, dans un texte. Sinon, les zoteurs ne s’embêteraient pas à nous tartiner des pages et des pages, et se contenteraient de n’écrire que des premières phrases. Et ça nous ferait de la place dans les bibliothèques.

Il y a même eu des auteurs qui ont eu des petits succès avec des texte dont la première phrase était horriblement ratée.

Un exemple me vient en mémoire, qui débutait par cette étrange apostrophe : « Au commencement était le verbe. »

Stylistiquement parlant, rien à dire, ça en jette : « Au commencement était le verbe ». Ça te tourne dans la bouche comme seuls savent le faire les meilleurs Bourgogne, ça te tonitrue le tympan tel le toc-toc-toc d’une toccata bien toccatante, y’a pas à chier, c’est stylé !

Mais pour qu’une phrase soit pleinement réussie, le style ne suffit pas. Les fées Rigueur, Cohérence et Complétude doivent aussi se pencher sur le berceau du mot afin que l’Art, tel le pain, soit total.

Et là, forcédadmettre que ça tombe à plat : « Au commencement était le verbe », c’est complètement impossible. (et parfaitement intraduisible en Allemand où le verbe vient en deuxième position à part dans les subordonnées où il est placé à la fin. Ben oui, quand on veut écrire un texte ayant un minimum d’ambition à l’export, il faut y penser, sinon on nage en plein amateurisme !)

« Au commencement était le complément circonstanciel de temps », là, j’aurais admis quand bien même le style en eut quelque peu pâti.

« Était au commencement le verbe », j’aurais même applaudi.

C’est que ça ne s’improvise pas, un début.

Ça ne se termine pas, non plus. Il serait incongru d’achever ce qui n’est pas encore commencé.

 
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Publié par le 24 avril 2011 dans Voyelles